| Séquence 2 : Risques
infectieux et Protection de l'organisme et Responsabilité humaine en matière
de santé La Leishmaniose
au nord du Maroc | La
leishmaniose est transmise à l’homme par la piqûre d’un insecte phlébotome infecté.
Elle touche environ 12 millions d’individus, 2 millions de cas apparaissent chaque
année et 350 millions d’individus sont à risque, selon les données de l’OMS datées
de 1998. L’Afrique est la plus touchée, en particulier le Maroc, l’Algérie, le
Soudan, la Tunisie, l’Ouganda, le Kenya, l’Éthiopie. La
leishmaniose cutanée à Leishmania tropica est une forme d'ulcération du
visage . En 1989, un foyer rural de leishmaniose cutanée à Leishmania tropica
a été diagnostiqué au centre du Maroc. En 1995, un foyer épidémique périurbain
de leishmaniose cutanée à L. tropica s'est déclaré dans la province de Taza au
Nord du pays. Du mois d'octobre 1995 à novembre 1996, un dépistage actifa permis
de recenser 132 malades atteints de leishmaniose cutanée à L. tropica dans une
province du nord du Maroc. .
Comment expliquer la propagation de cette pathologie parasitaire
, comment l'éradiquer ?
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Doc 1 : Cycle parasitaire des Leishmanioses.
La leishmaniose est transmise par la piqûre des phlébotomes femelles. | |  | Les
phlébotomes injectent la larve au stade infectieux, pendant le repas de sang (1).
Les parasites qui atteignent la plaie de piqûre sont phagocytées par les macrophages
et se transforment (3). Les Leishmania se multiplient dans les cellules infectées
et atteignent différents tissus, suivant l’espèce de Leishmania qui est impliquée
(4). Ces spécificités d’atteinte tissulaires différentes sont la cause des manifestations
cliniques qui différent dans les diverses formes de leishmaniose. Les phlébotomes
s’infectent pendant les repas de sang sur un hôte infecté quand ils ingèrent des
macrophages contaminés. Dans l’intestin du phlébotome, les parasites se
différencient , se multiplient et se différencient qui migrent dans la trompe
du phlébotome . (image wikipédia) |
La transmission
est essentiellement effectuée par la piqûre de phlébotomes infectés. L'insecte
possède des leishmania sous forme flagellée promastigote (c'est-à-dire avec un
flagelle dans la partie antérieure du parasite) dans son tube digestif, son pharynx
et sa trompe. Dans le sang, le parasite devient intracellulaire amastigote (sans
flagelle) : les macrophages du sang *phagocytent le parasite, celui-ci survit
à la lyse et se multiplie dans le macrophage qui va éclater. Le contenu du macrophage
est libéré et d'autres macrophages phagocytent les parasites... Il y a ainsi une
grosse multiplication du parasite sanguin. . Les cas humains restent rares et
de nombreuses espèces animales y sont sensibles : - carnivores (chiens et chats),
- rongeurs, - marsupiaux, - reptiles (lézards), - animaux sauvages (dont primates
non humains). Le réservoir est souvent le chien. C'est lui qui est principalement
touché par la maladie | | |
*phagocyter: destruire des micro-organismes, action réalisée
par certains globules blancs qui absorbent puis digérent ces éléments
étrangers | | |
Doc
2 : Carte de répartition des différents types de leishmaniose
dans le nord du Maroc et en Afrique 
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Doc
3 : LA SITUATION DE LA LEISHMANIOSE AU MAROC "La leishmaniose continue
à poser un problème de santé publique au Maroc. Le bilan
des cas déclarés en 2006, selon la Direction de lEpidémiologie
et de la Lutte Contre les Maladies (D.E.L.M) du ministère de la santé
publique est le suivant : 78 nouveaux cas à Semara, 857 à Sous-Massa-Deraa,
71 à El-Gharb-Chaouia, 441 à Marrakech-El Haouz et 793 à
la région orientale. Dautre part la leishmaniose est connue depuis
longtemps pour être influencée par le climat. Des modèles
de simulation, qui sappuient sur une augmentation de 3 °C en 2030 et
des changements pluviométriques, ont été mis au point, au
Maroc en particulier. Il ressort de ces études que lextension des
zones arides et laugmentation de température ont un rôle synergique
sur les risques daugmentation des cas de leishmaniose. Beaucoup de zones,
où cette maladie sévissait à létat endémique*,
sont encore réceptives du fait de lexistence du vecteur ou de lhôte
intermédiaire et de leur contact fréquent avec lhomme. Par
conséquent, lincidence des leishmanioses reste relativement importante
dans notre pays."
" la gestion intégrée de la lutte
antivectorielle offre un mode dintervention approprié pour la rationalisation
des moyens et la réduction de lutilisation des pesticides (en particulier
le DDT*) en accord avec les différentes résolutions de lOMS
et conventions internationales. " *DDT: premier insecticide moderne
utilisé surtout dans la lutte contre les moustiques transmettant le paludisme
et d'autres insectes vecteurs de maladies *Endémique: ce qui est
particulier à une certaine zone géographique | | |
Doc
4 : Support pour la réalisation du schéma du cycle biologique
du parasite 
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Questions : 1) Document 1 : Quel
est le mode de transmission de la Leishmaniose , préciser les symptômes
de cette maladie ? 2) Document 2 : Réaliser sous forme d'un
schéma le cycle biologique de la Leichmaniose avec les hôtes intermédiaires
(animal, phlébotome, homme) leurs milieux de vie et la place (cellule hôte)
du parasite , comment peut on lutter contre cette maladie ? 3) Document
2 : Quelles informations peut on tirer de la carte, quelles hypothèses
peut on émettre sur l'influence du climat sur cette maladie ? 4)
Que montre l'observation du sang d'un malade comparé à celui d'un
malade , préciser quels sont les éléments ou cellules sanguines
touchées par les Leishmania ? expliquer alors pourquoi il est diffcile
de se soigner ? 5) Quelle relation peut il exister entre les activités
humaines et l'extension géographique du phlébotome ? 6) Que
signifie "gestion intégrée " et pourquoi est ce une meilleure
solution que l'utilisation d'insecticide comme le DDT 6) Exercice : http://www.cours-svt.fr/remediation/Version_htm/3eme/3eme/33-C101.swf |
Activité proposée par Eric Faritiet Crédits photo : voir
sources Sources et Références - 1-OMS,
Repère Médical (http://www.repere-medical.com/article-146.html)
2-
Ministère de la Santé Royaume du Maroc, Rapport de la gestion intégrée
de la lutte contre les vecteurs. Sept 2006 3- Direction de lEpidémiologie
et de la Lutte Contre les Maladies (D.E.L.M) : Maroc en chiffre, 2006 4- S.
SAFI*, Z. TAZI*, M. ADNAOUI*, et col. La leishmaniose viscérale de ladulte.
Médecine du Maghreb 1996 n°59 ; p :17 23 5- Leishmaniose
cutanée à Leishmania tropica dans un foyer émergent au nord du Maroc : nouvelles
formes cliniques = Clinical features of cutaneous leishmaniasis due to Leishmania
tropica in an emerging focus in North Morocco Auteur CHIHEB S. GUESSOUS-IDRISSI
N.; HAMDANI A.; RIYAD M.; BICHICHI M. ; HAMDANI S. ; KRIMECH A.)
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