Séquence 5 : Comment améliorer la production alimentaire ? ?

Les algues au service de l'alimentation humaine au Maroc

Activités littorales (classe déplacées) - Des pratiques au service de l’alimentation humaine.

L’amélioration quantitative et qualitative de la production alimentaire, permise par les progrès des sciences et techniques vise la satisfaction des besoins de la population humaine.

 

Comment concilier l'équilibre écologique avec sa biodiversité et améliorer la qualité de l'alimentation humaine ? montrer comment cette démarche s’inscrit dans une perspective de développement durable?

Valeur : responsabilité

Aprés avoir répertorié les différents éléments de ce milieu (minéral, activités humaines et les êtres vivants) nous allons étudier la biodiversité de ce littoral

1 Observation du milieu et de sa biodiversité

Classe de sixième en classe de mer (Smir)Collecte de différentes espèces sur la plageObservation d'une algue rouge fixée

Classement des animaux récoltés sur le littoral:

LieuxMollusques (bivalves et céphalopodes)Poissons CrustacéssEchinodermes (oursins)
Plageos de seiche , coquilles  
Rocher   
Flottantes   

classement des algues collectées en fonctions de leurs couleurs (pigments et réserves glucidiques)- Détermination des algues ramassées

LieuxAlgues vertes Algues brunesAlgues rougesAlgues bleues
Plagealgues avec flotteurs
Rocher   boules bleues
Flottantesfilaments verts    

 

 

 

Doc 1 : Utilisations dans l'alimentation: L’utilisation des "agar" et des autres substances comme les "carraghénanes" en tant que stabilisateur, épaississant et gélifiant s’est accrue avec l’expansion de l’industrie alimentaire

Très prisée par l’art culinaire, l’algue rouge, transformée en poudre blanche, devient le gélifiant le plus puissant au monde : l’agar-agar. Le Maroc exporte 40 % de sa récolte à l’état brut. Le reste est transformé sur place par la seule usine de traitement, dans la petite ville de Kénitra, à une quarantaine de kilomètres au nord de Rabat. Son patron, Rachid Lebbar, confesse aisément que l’exporter une fois transformée « rapporte plus de devises » que la matière brute.

Ils sont donc des milliers, vrais pêcheurs ou plongeurs reconvertis, à ramasser ces filaments rouges si convoités. Si nombreux que l’objet de leurs désirs est grandement menacé. Officiellement, la récolte n’est autorisée que pendant les trois mois de l’été. En réalité, une petite pièce suffit à faire perdre la mémoire au gendarme royal chargé de faire respecter les lois.

Il y a ceux qui pêchent, ceux qui plongent, ceux qui ramassent. Trois mois pour faire vivre sa famille pendant un an. C’est peu. Et la situation risque encore d’empirer. La détresse est leur pain quotidien, la pauvreté les guette. Mais à trop pêcher, les stocks commencent déjà à baisser. Le littoral marocain a perdu 40 % de ses algues rouges entre 1999 et 2004. D’ordinaire, les stocks se renouvellent au mois de septembre, une fois la collecte terminée. Maintenant, ce n’est plus le cas, les quotas de pêche n’étant pas respectés.

Et comme s’en inquiète Ahmed, ancien pêcheur : « faut-il d’abord penser à l’écologie ou d’abord à sa famille et à soi ? ». Cette question terrorise d’autant qu’elle n’appelle aucune réponse. La population tente le tout pour le tout pour s’assurer un quotidien décent, les autorités ne les aident pas, ne réglementent même pas la profession. Tant que cela ne sera pas le cas, les familles continueront à surpêcher pour vivre, brisant l’équilibre écologique de la région…

Albane Wurtz - http://www.developpementdurable.com/environnement/2009/09/A2723/le-maroc-sonne-le-glas-de-lalgue-rouge.html

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Doc 2 :

Le Maroc et la collecte d'algues

Le Maroc produit annuellement 14.000 tonnes d'algues rouges dont 40% sont exportés, le reste étant tranformé localement par une usine de Kénitra, à une quarantaine de km au nord de Rabat. Selon Ahmed Kossai, un demi-grossiste d'algues rouges, la "surpêche" de cette algue se fait au large des côtes de Moulay Abdellah, à une profondeur de 20 à 30 mètres, par des plongeurs équipés d'un matériel très rudimentaire.

Pour Rachid Lebbar, patron d'une société de transformation d'algues rouges à Kénitra, il faut mettre en place "un plan d'aménagement pour la protection et la valorisation de la ressource". "Il faut développer l'aquaculture, pour préserver les ressources naturelles comme cela se fait en Asie et en Chili (...), et réduire le braconnage. Sinon, assure-t-il, l'environnement en souffrira".

Un responsable au ministère de la Pêche, contacté par l'AFP, assure quant à lui que les algues rouges se régénèrent à plus de 6% dès la fin des récoltes en septembre.

Mais d'autres dangers menacent. Selon Abderrahim Diab animateur d'un site internet sur l'environnement au Maroc, "les eaux usées, les rejets des usines chimiques ainsi que la construction des complexes touristiques polluent le littoral marocain". "Le Maroc, déplore-t-il, est le seul pays du pourtour méditerranéen à ne pas avoir de loi sur le littoral".

extrait de l'article AFP du 18 août 2009

  
 

 

 

Doc 3 : Extraction de gélifiants (agar-agar et carréghénanes) et fabrication d'une crème et de flan au chocolat - Avec l'aimable participation du Club Med de Smir, lieu de la classe de mer et de la sortie littorale (journées "intégration des sixièmes").

 

les carraghénanes (E 407)

 

Depuis plusieurs siècles le Chondrus est une algue utilisée en médecine et dans l’alimentation. Il y a plus de 600 ans les irlandais du comté de Carragheen dans le sud de l’Irlande savaient utiliser cette " Irish moss " pour des pommades et des flans. Cette algue séchée a, en effet, un extraordinaire pouvoir gélifiant en présence de lait.

Pour extraire les carraghénanes on utilise deux méthodes, une extraction à l’eau et une extraction à en milieu fortement alcalin.

• Extraction à l’eau

 

On introduit 5 g de matière sèche d’algues et 250 ml d’eau distillée dans un récipient qu’on fait chauffer à 80-90°C. Puis on broie le tout et on remet le broyat au bain-marie pendant 3 heures sous agitation.
Avant la fin, on rajoute quelques cuillerées de diatomite. Ensuite on centrifuge le tout. On récupère le filtrat et on remet au bain-marie, on obtient ainsi notre solution de carraghénanes.

• Extraction en milieu fortement alcalin

Cette extraction est la même que la précédente sauf qu’on prépare une solution de soude au lieu de 250 ml d’eau.

Maintenant il faut précipiter les carraghénanes.

• Précipitation

On prépare un volume double d’alcool du volume de la solution de carraghénanes obtenues.
La solution est versée dans l’alcool et on obtient ainsi un précipité de carraghénanes.
Ce précipité est récupéré, on le sèche.
Les deux produits obtenus sont alors pesés et broyés au mortier.

Agar agar (E406)

Agar-agar est un mot d’origine malaise qui désigne la gelée obtenue à partir de diverses algues rouges telles les genres Gélidium et Gracilaria.


• Extraction à l’eau à partir des Gélidiales ("Agarophytes")

 

1 Broyage

2 Traitement thermique: faire bouillir pendant 30 minutes

3 Filtration sur soie et papier

4 Filtrat à mettre au frais et à déshydrater

 


 

 

Extraction fine des Carraghénanes

 


1 Broyage en présence de CaCl2 à 2 %

2 Traitement thermique avec de la soude (NaOH à 0.1N) à 90-95 °C

3 Filtration sur soie ou diatomite

4 Précipitation avec de l'Isopropanol

5 Séchage et broyage du précipité obtenu

 

 

 

 

 

 

Doc 4 : L'homme exploite et cultive des végétaux marins pour se procurer des aliments ou des additifs alimentaires. Le produit de la culture répond aux besoins en aliments de l’Homme . La culture nécessite une gestion rationnelle. Des améliorations quantitatives et/ou qualitatives de la production sont obtenues en agissant par exemple sur : les reproduction, les conditions d’élevage ou de culture, les apports nutritifs.

La culture de ce type d’algues rouges représente une source de revenus intéressante pour les populations côtières. Les boutures d’algues sont fixées sur des cordages immergés en lagune ou en mer ouverte.. (photo Yann Artus Bretrand).

 

 

Questions :

1) Document 1 : connais tu un autre aliment végétal que les algues dont on extrait des substances comestibles ou entrant dans la composition d'une préparation alimentaire ?

2) Document 2 : Repères sur une étiquette d'emballage d'un aliment, des additifs provenant d' algues ?

3) Document 2 : Quelles sont les algues les plus utilisées pour l'extraction de gélifiants ?

4) Quel est le problème soulevé par l'exploitation des algues dans le milieu naturel, proposer une solution à ce problème environnemental ?

5) Document 3: Rappeler briévement la méthode utilisée pour extraire l'Agar-agar et les Caraghénanes lors de votre séjour à Smir ou en relisant le protocole proposé ?

6) Quel est l'avantage des gélifiants d'origine végétale par rapport aux gélifiants d'origine animale comme la gélatine (rechercher ce mot)

7) Document 4: Expliquer la technique de culture d'algues présentée et essayer de voir quel peut être l'impact de ces cultures intensives sur l'environnement ?

 

Activité proposée par Eric Faritiet
Crédits photo : Eric Faritiet et Yann Artus Bertrand

Sources: Citées dans les documents